La quête de sens

Publié le 13 juillet 2026 · Jacques Dal

Face au mal-être ambiant, tant professionnel que privé, nombreux sont ceux qui cherchent du sens dans ce qu’ils font… ou dans ce qu’ils aimeraient faire.

Ne cherche-t-on pas le sens, la direction, précisément lorsque nous sommes égarés ?

Cette quête devenue presque permanente est, en elle-même, une grande cause de souffrances. Je parle bien de souffrances, au pluriel : les insatisfactions se multiplient et nourrissent ces douleurs intérieures.

Alors, laver la vaisselle ou effectuer des tâches ménagères a-t-il un sens profond ? Non, pas vraiment. Hormis, peut-être, celui d’avoir un intérieur ordonné et de la vaisselle propre au moment où l’on en aura besoin.

Dans le travail, cette question du sens est devenue centrale. Pouvoir concilier réalité et aspiration est une vraie chance, que l’on peut tous se souhaiter. Pourtant, s’épanouir dans son travail ne signifie pas nécessairement que ce travail a du sens.

Soyons clairs : travailler permet avant tout de générer des revenus. Ces revenus permettent de vivre, de satisfaire nos besoins essentiels et, en bonus, de répondre à certaines envies dans la sphère privée.

Le travail n’est pas censé être l’occupation principale de notre vie. Merci à celles et ceux qui se sont battus pour la réduction du temps de travail, et à la technique qui en a, dans une certaine mesure, allégé les conditions d’exécution.

Dès lors, le sens est à chercher ailleurs : dans l’être, dans notre manière d’habiter le monde, en fonction de la réalité propre à chacun.

Comment, alors, donner du sens dans notre cadre privé ?

Donner du sens à sa vie, c’est accomplir des choses qui nous plaisent. C’est créer les conditions pour qu’au moment du coucher, je puisse me dire : oui, je suis satisfait de ce que j’ai fait aujourd’hui et de ce que j’ai été.

Cela peut passer par la cuisine, l’expression artistique, le sport, la lecture, la découverte de l’autre…

Quel lien entre toutes ces activités ? La créativité… y compris dans le sport !

La créativité me sort de la routine. Et si j’en faisais une amie, une alliée ? Elle est un moyen de sortir du cadre, d’imaginer, de rêver, de créer en débordant parfois les règles établies.

Elle me permet, en fin de journée, de ressentir cette forme de joie simple, comme un bébé joufflu après une bonne tétée : le ventre repu, le corps détendu, et une petite moue de bien-être.

On s’y met ?

Et vous, où et comment placez-vous votre sens ?

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